Résoudre les problèmes de plan de reprise après sinistre grâce aux 3R

Résoudre les problèmes de plan de reprise après sinistre grâce au 3R.jpgLe mois dernier se tenait notre conférence gratuite sur le recouvrement de désastre avec George Crump, fondateur de Storage Swiss, et Éric Poulin d’EMC.

Située au Texas, Storage Swiss se spécialise dans la protection et la récupération des données au moyen de technologies novatrices. Fort de ses nombreuses années d’expérience à œuvrer dans le recouvrement après sinistre au sein de centres de données, George privilégie une approche pratique et analytique. Son objectif? Préparer les compagnies au pire scénario, parce qu’il est susceptible de survenir plus souvent que ne le pense la majorité des propriétaires d’entreprise.

Selon George, la sauvegarde et le recouvrement sont un processus. Lorsque les choses tournent mal, la technologie est trop souvent pointée du doigt, alors que dans les faits, le problème provient d’une mauvaise utilisation de cette technologie. 

Cet article partage la vision de George quant aux problèmes majeurs issus des plans de recouvrement de désastre et à la façon de les résoudre en utilisant les 3R.

Problèmes majeurs des plans de recouvrement de désastre (Disaster Recovery Plans ou DRP)

La majorité des DRP existants présentent les mêmes problèmes : ils sont dépassés, irréalistes et ne sont pas axés sur le monde des affaires. Ayant peu évolué, les accords de niveau de service (SLA – Service Level Agreements) ne répondent plus aux demandes d’aujourd’hui. C’est qu’ils tiennent pour acquise une clientèle aux attentes raisonnables, alors que de nos jours, les usagers ne veulent aucune période d’indisponibilité et aucune perte de données, et ce, sans aucuns frais.

Trop souvent, les sites de reprise ne sont pas assez éloignés et les spécialistes TI ne sont pas disponibles lorsque survient le désastre. D’autant plus que le plan, trop complexe, n’est pas suffisamment testé pour être exécuté dans des délais raisonnables.

La technologie évolue très rapidement et les DRP doivent pouvoir s’adapter à ces changements. 

Les SLO : une nouvelle façon de faire avant-gardiste

Les SLO  (Service Level Objectives ou objectifs de niveaux de services) redonnent aux experts TI de l’entreprise le contrôle du processus. Ceux-ci comprennent les possibilités, les capacités, le budget et peuvent indiquer aux usagers ce qui peut être livré.

Les SLO et leurs composantes sont des solutions réalistes, parce qu’ils prévoient une certaine marge de manœuvre, tout en priorisant les applications les plus importantes de votre centre de données. Faciles à mettre en œuvre, les SLO sont adaptés au rythme accéléré des TI et s’effectuent à l’aide d’un simple courriel à la haute direction de l’entreprise.

Les 3R des plans de recouvrement de désastre : réactivité, recouvrement et retour

   1. Réactivité – appliquer son SLO au recouvrement de désastre

Les désastres TI prennent de nombreuses formes : une erreur humaine, un sinistre naturel, ou encore un désastre relié directement à la technologie, comme la perte d’un serveur, la défaillance d’un système de stockage et les cyberattaques.

Un DRP bien ficelé et testé convenablement est la première étape vers le recouvrement. Trois scénarios sont alors possibles en fonction de vos besoins et de ce que vous pouvez vous permettre de perdre (période d’indisponibilité – RTO (Return Time Objective) — et perte de données — RPO (Return Point Objective)).

 

     •  Sauvegarde standard à l’aide de disques ou de bandes

Nécessite 4 heures ou plus

Semblable à l’archivage, ce scénario est le plus lent, car le média est déconnecté et hors site. Comme la majorité des données ne seront pas récupérées après un désastre, il est important de considérer l’objectif de conservation des versions (VRO), puisque seule la sauvegarde des données la plus récente sera récupérée.

 

     •  Dispositif de sauvegarde en place pour une protection fréquente 

Nécessite entre 45 minutes et 4 heures

Un disque de sauvegarde à récupération optimale aura un délai de recouvrement plus court, mais la performance peut être problématique avec les machines virtuelles (VM), la compression et les disques durs à haute capacité. Idéalement, ce processus n’inclut aucun transfert de fichiers (ou très peu).

 

     •  Système secondaire en place pour les données et les applications principales

Nécessite entre 5 et 45 minutes

Plus dispendieux, ce scénario est de loin le plus simple et le plus rapide, s’il est exécuté convenablement. Protégé grâce à des captures instantanées, ce système élimine toute conversion et tout mouvement des données. Utilisant à la fois un système hors site et un système sur place, il facilite l’accès aux données et offre une garantie complète pour tous les désastres. 

    2. Recouvrement

Pratiquer son plan de recouvrement est essentiel. Avec toute la technologie que l’on dispose de nos jours, aucune excuse ne tient. Testez les divers éléments de votre SLO de nombreuses fois afin que tous soient familiers avec son fonctionnement.

    3. Retour

Le retour éventuel au site de production nécessite un plan, afin de transférer une quantité importante de données dans un court délai. Puisque le site de DR hébergera vos données pendant un certain temps, il doit demeurer fonctionnel jusqu’au retour officiel.

 

5 étapes vers une infrastructure TI plus organisée et fonctionnelle

 

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Crédit photo: © bakhtiarzein - Fotolia.com

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