Ce n’est généralement pas le problème.
Le véritable enjeu, c’est que plusieurs PME supposent que, parce que des sauvegardes existent, la récupération sera simple. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.
Lorsqu’un incident survient — une attaque par rançongiciel, une panne de serveur, une suppression accidentelle, une base de données corrompue ou un problème lié à Microsoft 365 — la vraie question n’est pas seulement : « Avons-nous des sauvegardes? »
La vraie question est plutôt : « Sommes-nous capables de récupérer nos données assez rapidement pour maintenir les opérations de l’entreprise? »
Pour les propriétaires d’entreprise, les responsables des finances et les équipes des opérations, ce n’est pas seulement une question technique. C’est une question de continuité des affaires.
Une sauvegarde est une copie de vos données.
La récupération est le processus qui permet de restaurer ces données, systèmes, applications, permissions et accès afin que les employés puissent reprendre le travail.
Cette différence est importante.
Vous avez peut-être une sauvegarde d’un serveur, mais combien de temps faudra-il pour le restaurer? Où serait-il restauré? Les applications fonctionneront-elles correctement après la restauration? Les employés pourront-ils se reconnecter? Les données restaurées seront-elles assez récentes? Est-ce que quelqu’un a réellement testé le processus?
Ce sont ces questions qui déterminent si votre stratégie de sauvegarde et de reprise après sinistre protège réellement votre entreprise.
Plusieurs PME ont des outils de sauvegarde en place, mais aucun objectif de récupération clairement défini.
Autrement dit, elles ne savent pas :
Quelle quantité de données elles peuvent se permettre de perdre.
C’est ce qu’on appelle souvent l’objectif de point de récupération, ou RPO. Par exemple, si votre dernière sauvegarde utilisable date de 24 heures, votre entreprise pourrait-elle tolérer la perte d’une journée complète de travail?
Combien de temps elles peuvent se permettre d’être à l’arrêt.
C’est ce qu’on appelle souvent l’objectif de temps de récupération, ou RTO. Si un système critique devient inaccessible, devez-vous le récupérer en une heure, quatre heures, une journée ou une semaine?
Ces questions ne sont pas seulement des détails techniques. Elles touchent les opérations, la productivité, le service à la clientèle, les flux de trésorerie et le niveau de risque.
Un cabinet comptable en pleine saison des impôts, un manufacturier confronté à un arrêt de production, une clinique médicale qui doit accéder aux dossiers de patients et une firme de services professionnels qui dépend de Microsoft 365 peuvent tous avoir des besoins de récupération très différents.
Le bon plan de sauvegarde et de récupération dépend de la façon dont votre entreprise fonctionne, des systèmes qui sont critiques et du coût réel d’un arrêt.
Les rançongiciels ont changé ce que les entreprises doivent attendre de leur stratégie de sauvegarde.
Avant, on parlait souvent des sauvegardes surtout en lien avec les pannes matérielles ou les suppressions accidentelles. Ces risques existent encore, mais aujourd’hui, les attaquants peuvent aussi tenter de chiffrer, supprimer ou compromettre les sauvegardes pour rendre la récupération plus difficile.
Cela signifie que les sauvegardes doivent elles aussi être protégées.
Un bon plan de récupération après rançongiciel devrait inclure un stockage de sauvegarde sécurisé, des accès restreints, une séparation de l’environnement principal, de la surveillance et, lorsque pertinent, des options de sauvegardes immuables ou résistantes aux modifications malveillantes.
Si des attaquants peuvent accéder à vos systèmes de production et à vos sauvegardes avec les mêmes identifiants compromis, votre plan de récupération pourrait être à risque.
Pour les PME, c’est particulièrement important. Un incident de rançongiciel n’est pas seulement un problème TI. Il peut arrêter les opérations, retarder le service aux clients, créer une pression financière et mettre des données sensibles de l’entreprise à risque.
Une sauvegarde qui n’a jamais été testée n’est qu’une théorie.
Les tests de sauvegarde confirment si vos données peuvent être restaurées, combien de temps cela prend et si les systèmes restaurés fonctionnent réellement. Ils permettent aussi d’identifier les lacunes avant qu’une crise ne survienne.
Un bon plan de reprise après sinistre devrait répondre à des questions telles que :
Pouvons-nous restaurer un seul fichier?
Pouvons-nous restaurer une boîte courriel complète?
Pouvons-nous récupérer un serveur?
Pouvons-nous remettre en fonction une application critique?
Quels systèmes doivent être rétablis en premier?
Qui prend la décision de lancer la récupération?
Qui communique avec les employés, les clients ou les fournisseurs pendant une interruption?
Plus ces questions sont claires à l’avance, moins il y a de confusion pendant un incident.
Si vous n’êtes pas certain que vos sauvegardes tiendraient le coup au moment où vous en auriez besoin, voici quelques questions pratiques à poser à votre fournisseur TI actuel :
Quand nos sauvegardes ont-elles été testées pour la dernière fois?
Quel est notre objectif de temps de récupération pour chaque système critique?
Quel est notre objectif de point de récupération?
Microsoft 365 est-il inclus dans notre stratégie de sauvegarde?
Nos sauvegardes sont-elles protégées contre les rançongiciels?
Nos sauvegardes sont-elles séparées de notre environnement principal?
Qu’est-ce qui serait restauré en premier lors d’une panne majeure?
Qui dirige le processus de récupération pendant un incident?
À quelle fréquence les sauvegardes échouées sont-elles vérifiées et corrigées?
Recevons-nous un rapport ou une preuve que les tests de récupération ont été effectués?
Si les réponses ne sont pas claires, cela ne veut pas nécessairement dire que vos sauvegardes ne fonctionnent pas. Mais cela peut vouloir dire que votre plan TI de reprise après sinistre doit être revu.
Les sauvegardes sont essentielles, mais elles ne sont pas l’objectif final.
Le vrai objectif est de garder votre entreprise opérationnelle, de protéger vos données et de réduire l’impact des imprévus.
Cela exige plus que la simple présence d’un logiciel de sauvegarde. Il faut une bonne couverture, des priorités de récupération claires, un stockage de sauvegarde sécurisé, des tests réguliers et une compréhension réaliste du temps d’arrêt acceptable.
Pour les PME, une solide stratégie de sauvegarde et de reprise après sinistre aide à répondre à trois questions d’affaires critiques :
Quelles données sont protégées?
À quelle vitesse pouvons-nous les récupérer?
Combien de temps d’arrêt pouvons-nous réellement tolérer?
Si ces réponses ne sont pas claires, votre entreprise est peut-être plus exposée que vous le pensez.
Chez Present, nous aidons les PME à évaluer leur posture de sauvegarde et de récupération, à identifier les lacunes et à mettre en place des plans pratiques pour éviter d’être prises au dépourvu lors d’un incident.
Vous n’êtes pas certain que vos sauvegardes tiendraient le coup au moment où vous en auriez besoin? Commencez par poser les bonnes questions à votre fournisseur TI. Si les réponses ne sont pas claires, appelez-nous. Nous pouvons vous aider à revoir votre stratégie de sauvegarde et de récupération, à identifier les lacunes potentielles et à mieux préparer votre entreprise avant qu’un arrêt, un rançongiciel ou une perte de données la mette à l’épreuve.
Une sauvegarde est une copie de vos données. La récupération est le processus qui permet de restaurer les données, les systèmes, les applications, les permissions et les accès afin que les employés puissent recommencer à travailler.
Avoir des sauvegardes est important, mais le vrai test est de savoir si l’entreprise peut récupérer rapidement et efficacement lorsqu’un problème survient.
Le RTO, ou objectif de temps de récupération, correspond à la durée pendant laquelle l’entreprise peut se permettre d’être à l’arrêt.
Le RPO, ou objectif de point de récupération, correspond à la quantité de données que l’entreprise peut se permettre de perdre.
Les deux sont des décisions d’affaires, pas seulement des paramètres techniques.
Microsoft 365 est infonuagique, mais cela ne veut pas dire que tous les scénarios de récupération sont automatiquement couverts de la façon dont votre entreprise pourrait s’y attendre.
Les entreprises doivent comprendre comment les données d’Outlook, Teams, SharePoint et OneDrive seraient récupérées après une suppression accidentelle, un écrasement de données, une compromission de compte, une mauvaise configuration ou un incident lié à un rançongiciel.
Les sauvegardes devraient être testées assez régulièrement pour confirmer que les fichiers, systèmes et applications critiques peuvent réellement être restaurés selon les attentes de récupération de votre entreprise.
La bonne fréquence de test dépend de votre entreprise, de votre niveau de risque et de l’importance de vos systèmes.
Les tests de sauvegarde permettent de confirmer que votre plan de récupération fonctionne avant qu’une urgence survienne.
Ils peuvent révéler des systèmes manquants, des sauvegardes échouées, des temps de restauration trop longs, des problèmes d’accès ou des responsabilités mal définies qui pourraient causer des délais pendant un incident réel.